02 août, 2015

Vidéos du trafic d’organes fœtaux par le Planning familial aux Etats-Unis : 4e publication, le “Center for Medical Progress” poursuivi

La semaine passée a été marquée par la publication d’une 4e vidéo clandestine tournée dans un laboratoire où l’on « évalue » des fœtus avortés dans une clinique du Planned Parenthood américain. On y voit un médecin du Planning familial discuter avec l’« acheteur » qui fait semblant de négocier un contrat d’acquisition d’organes fœtaux en insistant sur la manière dont les choses seront officiellement présentées, pour éviter les accusations de trafic. Malgré le soutien dont bénéficie le Planning de la part des grands médias, le Center for Medical Progress qui a travaillé pendant 30 mois au tournage de ces documents le gêne assez pour avoir été plusieurs fois poursuivi. Le blocage judiciaire de la mise en ligne de certaines vidéos est le signe d’une peur devant des révélations de plus en plus choquantes.
Au cours de la discussion qui met en scène l’acteur qui prétend acheter des organes pour un laboratoire de biotechnologie humaine et le Dr Savita Ginde, vice-présidente et directrice médicale du Planned Parenthood des Rocky Mountains, celle-ci suggère que l’objectif de l’« approvisionnement » apparaisse comme relevant de la recherche, et non l’utilisation commerciale, dans la mesure où cela apparaît comme plus « acceptable » dans la sphère publique.
Elle propose alors d’« uniformiser » le discours des différents Plannings qui se livrent à ce type d’approvisionnement et insiste pour qu’ils s’accordent à la fois sur le discours public à tenir et sur la tarification, qui aura pour motif le temps passé et le coût des opérations de prélèvement. Il est important, souligne-t-elle, que cela apparaisse comme un défraiement, et l’« acheteur » approuve, ajoutant que l’approvisionneur doit être « heureux » des tarifs proposés afin que chacun s’y retrouve.
La discussion porte également sur la qualité des organes et tissus fournis qui doivent faire l’objet d’un contrôle visuel préalable avant d’être transmis de manière à assurer leur utilité.
Les images, violentes, s’achèvent sur ces mots du laborantin qui examine froidement le cœur, les reins, les petites jambes, évidemment humaines, dont il fait le tri : « C’est encore un garçon ! »
Tout cela est si macabre et si révoltant que Planned Parenthood multiplie les lignes de défense. Avec le soutien de la Maison Blanche…
Lors d’une conférence de presse, jeudi, l’attaché de presse Josh Earnest a déclaré que les quatre vidéos mise en ligne par le Center for Medical Progress étaient « totalement inexactes ». Interrogé par un journaliste de Breitbart sur ses sources, Earnest a reconnu qu’il ne faisait « que répéter ce qu’avait dit le Planning familial », et que personne à la Maison Blanche ne les avait regardées. Surtout pas Obama. Il n’en a pas moins dénoncé les vidéos comme éléments d’une « tactique extrémiste », accusant le CMP d’avoir « tordu » le sens des propos tenus par un habile montage.
L’accusation ne tient pas une seconde, puisque l’ensemble des vidéos montées ont été mises en ligne en même temps que les rushes complets, permettant à chacun de constater que leur sens n’a pas été modifié.
Deux procédures judiciaires ont été engagées contre le CMP.
La Cour supérieure de la Californie a émis mercredi une ordonnance empêchant temporairement le CMP de mettre en ligne des vidéos montrant trois membres de la direction de StemExpress, acheteur d’organes de fœtus avortés auprès du Planning des Etats-Unis, en attendant un examen sur le fond, le 19 août.
Il faut savoir que le Planning ne nie pas le transfert d’organes vers ce type d’entreprise de biotechnologie, parfaitement légal, mais il affirme qu’il ne reçoit aucun paiement hormis la couverture des coûts du prélèvement, de la conservation et de la remise des organes fœtaux, ce qui tomberait sous le coup de la loi. C’est ce que suggèrent cependant les vidéos dont l’authenticité n’est pas niée et où l’on retire cette impression des propos mêmes des employés du Planned Parenthood tels que les vidéos permettent de les entendre.
David Daleiden a réagi en soulignant que l’ordonnance n’allait pas empêcher que l’affaire ne continue d’éclore, étant donné qu’elle vise seulement les images où les employés de StemExpress sont visibles et s’expriment – alors même que la société demandait la suppression de l’ensemble des vidéos.
Daleiden a ajouté dans une interview à CNN que la demande de StemExpress semble indiquer que cette société veut éviter à tout prix la mise en ligne d’une vidéo montrant qu’il y a des cas de récupération d’organes sur des enfants nés vivants à la suite d’un avortement raté.
« Lors d’une réunion avec les chefs de la direction, ceux-ci ont avoué qu’il leur arrive d’obtenir des fœtus intacts de la part des cliniques d’avortement avec lesquelles ils travaillent, ce qui pourrait constituer un élément de preuve de (l’utilisation) de bébés nés vivants. Et c’est pour cela qu’ils essaient de faire empêcher la publication de ces vidéos ; ils en ont très peur », a-t-il expliqué.
Dans la deuxième affaire, un juge fédéral de Californie a rendu une ordonnance, vendredi, à la demande du National Abortion Federation des Etats-Unis, pour empêcher la mise en ligne de vidéos mettant en scène des employés ou des responsables du syndicat national professionnel des avorteurs.
Le juge de district William H. Orrick de San Francisco a dit prendre cette décision en attendant de juger l’affaire au fond, lundi, au motif qu’en son absence, « la NAF risquerait de souffrir de dommages irréparables, sous forme de harcèlement, d’intimidation, de violence, de violation de la vie privée, d’atteinte à la réputation », ajoutant que sa décision a été prise « dans l’intérêt du public ».
Si atteinte à la réputation il y a, c’est bien que les protagonistes involontaires de ces films y trouvent matière à avoir honte. En l’occurrence, ce sont leurs propos lors de plusieurs rencontres annuelles qui posent problème : l’équipe du CMP avait pu y accéder en se faisant passer pour des représentants de sociétés acheteuses d’organes fœtaux. Les rushes ont été enregistrés en Californie, Etat dont la loi oblige à obtenir le consentement de toutes les personnes figurant sur une vidéo même tournée en public.

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29 juillet, 2015

Etats-Unis : une 3e vidéo montre le Planning familial négociant des organes et tissus fœtaux, avec des images de prélèvements

Une nouvelle vidéo publiée par le Center for Medical Progress est venue ce mardi apporter une confirmation supplémentaire du trafic d’organe auquel se livre, en pleine violation de la loi américaine, le Planned Parenthood Federation  des Etats-Unis. Le troisième film mis en ligne par les enquêteurs provie à la fin de 30 mois de tournage clandestin montre une nouvelle responsable du Planning familial discuter le prix des éléments de fœtus qui peuvent être négociés à la suite d’avortements. Il montre aussi comment des responsables du Planning font le compte d’organes utilisables dans une coupelle de laboratoire à la suite d’un avortement, avec des acheteurs potentiels : attention, les images peuvent heurter profondément. La vidéo propose enfin le témoignage d’une jeune femme spécialisée dans les prélèvements sanguins racontant comment elle a été embauchée, sans le savoir d’emblée, pour prélever des organes « intéressants » pour la revente.
Le Center for Medical Progress ne s’arrêtera certainement pas là : son principal enquêteur, David Daleiden, a fait savoir à LifeSiteNews que la publication des films réalisés clandestinement continuera pendant des semaines, voire des mois.
La vidéo qui vient d’être mise en ligne propose notamment l’enregistrement clandestin d’une conversation entre la vice-présidente et directrice médicale du Planning familial des Rocky Mountains, Dr Savita Ginde – responsable des cliniques d’avortement du Colorado, du Nevada, du Nouveau Mexique et du Wyoming – avec le vidéaste qui se présente comme acheteur d’organes et de tissus fœtaux pour le compte d’une société de biologie humaine. Le médecin parle du prix demandé par Planned Parenthood et semble indiquer une préférence pour un paiement par organe ou par élément du corps, afin de maximiser les revenus : « Je croix que la démarche élément par élément fonctionne un peu mieux, car cela nous permet de voir exactement ce que nous pouvons en tirer », dit le Dr Ginde à propos d’un enfant avorté à un peu plus de 11 semaines.
La conversation se déroule dans une salle médicale où un employé du Planning évalue le petit corps avorté : on distingue nettement deux petites jambes et d’autres parties reconnaissables. Le faux acheteur regarde et évalue la valeur de « compensation » des organes à « 200 ou 300 dollars ». Un assistant médical ponctue la proposition des mots : « Cinq étoiles ! »
Ces images bouleversantes, révoltantes, Holly O’Donnell les a trop souvent vues dans la réalité. La jeune femme, phlébotomiste spécialiste des prises de sang, a travaillé quelque temps comme responsable des prélèvements chez StemExpress LLC, dont le flyer publicitaire promet au Planning des « bénéfices financiers pour leurs cliniques » en cas de récupération d’organes et de tissus fœtaux.
Embauchée à la suite d’une candidature par mail en 2012, pensant devoir procéder à des prises de sang, elle avait été confrontée dès son premier jour de travail à une coupelle sanguinolente où son formateur lui avait montré un par un les bras, les jambes, la tête d’un petit fœtus avorté. Holly devait ensuite récupérer les parties en les identifiant, à l’aide de pincettes.
« J’ai pris les pincettes. Je les ai portés dans la coupelle. Je me rappelle que j’ai saisi la jambe… et au moment où je la prends je sens comme des morts et des douleurs envahir mon corps. En fait, je me suis évanouie. »
On lui fait sentir des sels, on l’amène dans l’infirmerie. Une autre employée tente de la rassurer en lui disant : « Ne t’inquiète pas. Ça nous arrive encore à plein d’entre nous. Certaines ne s’y font jamais. »
Holly O’Donnell est restée malgré tout. Même si elle a fini par comprendre que les responsables de l’entreprise « n’étaient pas du tout à la recherche d’une personne capable de compassion : ils voulaient seulement trouver quelqu’un qui puisse récupérer plus d’argent, le plus d’échantillons possible – quelqu’un qui puisse faire progresser le chiffre ».
Elle atteste également que l’infirmière en chef du Planning était avant tout soucieuse de voir StemExpress LLC récupérer le maximum de « spécimens » : « Les autres s’en fichaient, mais l’infirmière chef avait cette préoccupation parce qu’elle savait que Planned Parenthood obtenait une compensation. »

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22 juillet, 2015

Asia Bibi : la Cour suprême suspend son exécution et accepte d'examiner son recours

La Cour suprême du Pakistan vient d'accepter d'entendre le recours d'Asia Bibi, la femme chrétienne condamnée à mort pour « blasphème » pour avoir comparé les attitudes du Christ et de Mahomet après que des compagnes de travail musulmanes eussent refusé le verre d'eau qu'elle leur tendait comme « impur » – haram. La décision suspend l'exécution par pendaison décidée il y a cinq ans, date depuis laquelle la mère de 5 enfants est emprisonnée dans un couloir de la mort. Elle a aujourd'hui 50 ans.

La sentence capitale avait été confirmée par la cour d'appel du Lahore en octobre 2014 et la décision d'aujourd'hui aurait pu marquer la fin de la procédure si les juges avaient décidé re déclarer le recours d'Asia Bibi irrecevable.

Le recours de la jeune femme, qui conteste les accusations de blasphème, sera donc examiné en détail à une date qui reste à déterminer, a fait savoir l'avocat d'Asia Bibi, Saiful Malook. L'avocat de son accusateur, un dignitaire musulman local, a tenté en vain d'empêcher l'examen du recours pour un motif technique : son avocat soutenait qu'il avait été introduit hors délais.

Cette question sera examinée en même temps que les arguments d'Asia Bibi, ont fait savoir les juges.

En même temps que se déroule le volet judiciaire de cette affaire, le mari d'Asia Bibi en a appelé au président du Pakistan Mamnoon Hussain pour obtenir un « pardon » présidentiel ainsi que le droit d'émigrer en France avec son épouse.

La suspension de la sentence de mort autorise en principe Asia Bibi à quitter la prison (alors qu'il ne lui avait même pas été permis d'assister à l'audience de la Cour suprême) mais elle devra y demeurer pour des raisons de sécurité. L'accusation de blasphème est en effet souvent suivie de lynchage, souligne HazteOir en Espagne qui a contribué aux frais de sa défense et qui appelle la pression internationale à rester forte dans la mesure où elle n'est toujours pas en liberté.


A l'heure où siégeait la Cour suprême, HazteOir organisait une manifestation silencieuse et priante devant l'ambassade du Pakistan à Madrid.

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16 juillet, 2015

Une mairesse socialiste de la province de Madrid démantèle un chemin de croix pour ne pas offenser les musulmans

La mairesse PSOE d’une ville de la province de Madrid a pris l’initiative, lundi, de faire démanteler un chemin de croix des plus discrets érigé dans les rues de Cenicientos. Natalia Nuñez, contactée par plusieurs médias catholiques, n’a pas voulu leur répondre. Elle s’était contentée, lundi, d’expliquer que sa décision avait été dictée par plusieurs motifs, parmi lesquels le « manque de respect » que représenterait la présence du chemin de croix à l’égard de certains concitoyens : les non-croyants ou ceux qui professent « la religion et la culture musulmanes ».

Après…                                                 Avant.
Le chemin de croix n’avait rien d’ostentatoire. Composé d’une série de stèles de pierre avec la simple inscription d’un nombre romain indiquant la station du chemin de croix, il reliait le centre de la petite ville à l’ermitage de Nuestra Señora del Roble, patronne du lieu qui fête avec des processions publiques la Semaine Sainte.
Les stèles n’avaient pas coûté un centime à la municipalité : elles avaient été financées dans le cadre du plan culturel PRISMA de la province de Madrid, pour un coût total de 3.000 euros, et installées il y a trois mois, avant l’élection de la mairesse socialiste.
Natalia Nuñez a d’abord expliqué à la radio, d’une voix hésitante, que les stèles gênaient la mobilité de certaines personnes. Les photos d’« avant » ne laissent rien deviner de tel.
Puis elle a avoué la véritable raison de son geste : la présence du chemin de croix pouvait gêner les non croyants, et même offenser la population musulmane locale. Dhimmitude assumée…
Le P. Jorge González Guadalix, prêtre du diocèse de Madrid, raconte que s’il n’était pas d’humeur généreuse il appellerait l’action du maire par son nom : « sectarisme, volonté de faire un pied de nez aux catholiques – nous savons déjà que cela ne coûte rien ! »
Et de noter qu’il ne voit pas comment des pierres portant des inscriptions en chiffres romains pourraient offenser aussi gravement quiconque, « entre autres parce qu’un musulman ne sait pas de quoi il s’agit, et que cela lui est égal ». « Plus offensantes seraient alors l’église paroissiale et l’ermitage. » Pourquoi Mme Nuñez ne créerait-elle pas un fonds pour les dissimuler ? Pourquoi n’interdit-elle pas les cloches ? Les processions ?
Le prêtre n’exclut pas que les choses en arrivent là : « La clef, c’est qu’on veut en finir avec les catholiques et avec tout ce qui rappelle l’Eglise – vieille aspiration dont l’Espagne a déjà souffert et qui a laissé les fruits de convivialité et de tolérance que nous connaissons tous… »
Il est vrai que Natalia Nuñez désigne les stèles sous le vocable dépréciatif de « esas piedras » – « ces pierres »…
Quant aux riverains du chemin de croix, dont elle avait dit qu’ils s’étaient plaints de sa présence, ils se manifestent en réalité en disant leur colère devant le démantèlement des stèles. Le conseil municipal prévu pour ce samedi devrait se pencher sur la question.

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15 juillet, 2015

Hiver démographique et circulation du futur : les bouchons de demain ?

Pause sourire…




Merci à MercatorNet qui a publié ce gag sous le titre : « Une image de ce qui nous attend. »


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Une vidéo choc caméra-cachée accuse le Planning familial américain de trafic d'organes de bébés avortés

Par Ben Johnson de LifeSiteNews - traduit par Campagne Québec-Vie qui m'autorise aimablement à reprendre ses articles. Pour soutenir Campagne Québec-Vie, c'est par .

LOS ANGELES, le 14 Juillet 2015 - Une vidéo produite à l’aide d’une caméra cachée et publiée ce matin montre un chef de file du Planning familial américain admettant que l’organisme utilise la procédure d'avortement illégale et très controversée de naissance partielle afin de vendre intactes des parties de corps de fœtus avortés.
Le prix de vente moyen pour les parties du corps du fœtus? Entre 30 $ et 100 $ par spécimen.
Depuis février 2009, le Dr Deborah Nucatola est directrice principale des services médicaux àPlanned Parenthood, où elle supervise les pratiques médicales de tous les affiliés du planning familial au pays. Elle a été employée par Planned Parenthood pendant plus de dix ans. Elle pratique également des avortements jusqu'à 24 semaines à Los Angeles.





Dans la vidéo datée du 25 juillet 2014, elle a rencontré des enquêteurs se faisant passer pour des acheteurs pour le compte d'une entreprise de produits biologiques humains.
Tout en sirotant nonchalamment du vin et mangeant de la salade, le Dr Nucatola a révélé qu'elle facture de 30 $ à 100 $ le spécimen, et que le foie de fœtus est particulièrement en demande - bien que « ces jours beaucoup de gens veulent des cœurs intacts ». Elle aurait aussi reçu des demandes pour des poumons et des « extrémités inférieures. »


Les affiliés de Planned Parenthood veulent « absolument » offrir de tels organes, dit-elle.
Nucatola a admis que les avorteurs de Planned Parenthood prennent grand soin pour ne pas paraître comme voulant faire du profit avec des parties du corps des fœtus. Elle a dit, « Ils veulent seulement le faire de manière à ce qu’ils ne soient pas perçus comme étant ‘cette clinique qui vend des tissus fœtaux, cette clinique qui en profite.’ »
La question en est non seulement une de relations publiques - il y a aussi la petite affaire de la loi fédérale. La traite des parties du corps humain est un crime fédéral passible de 10 ans de prison et une amende de 500.000 dollars.
La méthode d'avortement qu'elle décrit, sur la vidéo, semble également violer le droit fédéral.
Le Dr Nucatola dit qu'elle participe à « une petite discussion informelle au début de chaque journée » pour savoir quelles parties du corps de fœtus les consommateurs demandent, ainsi que pour savoir quelles patientes ce jour-là avorteront des bébés à partir desquels seront récoltés les organes. Puis les avorteurs de Planned Parenthood adaptent la procédure de l’avortement pour s’assurer qu'ils ne détruisent pas les organes demandés, maximisant ainsi la rentabilité.
« C’est pour cela que la plupart des avorteurs feront ce cas [d’avortement où il y aurait un ou des organes à récolter] sous guidage échographique, donc ils vont savoir où placer leurs forceps, » dit-elle.
Elle a révélé que, lorsque les avorteurs démembrent les enfants à naître, ils décident, « je ne vais pas écraser cette partie. Je vais simplement écraser plus bas, ou je vais écraser plus haut, et je vais voir si je peux obtenir le tout intact. »
Pour se procurer des organes intacts, elle semblait raconter qu’elle-même et les autres mettent en œuvre un procédé d’avortement illégal au pays, notamment l’avortement par naissance partielle.

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Illustration médicale d'un avortement par naissance partielle où l'enfant est accouché par le siège, sauf pour la tête.

« Certaines personnes,» dit-elle en prenant une autre gorgée de vin, « vont effectivement tenter de changer la présentation [du bébé] de sorte que ça ne sera pas le vertex [la tête, qui sort en premier], » poursuit-elle. « Donc, si vous le faites à partir de la présentation du siège [les pieds en premier] ... souvent, à la fin, vous pouvez évacuer une calotte crânienne intacte [la tête]."

Le président George W. Bush a signé une loi interdisant l'avortement par naissance partielle en 2003. Cette procédure constitue un crime fédéral passible de deux ans de prison et une amende de 250.000 dollars.

Mais, le Dr Nucatola dit aux enquêteurs qu’il y a des façons de contourner la loi.

« L’interdiction de l'avortement par naissance partielle est de loi fédérale, et les lois sont sujettes à interprétation, » dit-elle. « Donc, si je vous dis dès le premier jour que je n’ai pas l'intention de le faire, ce qui se passe en fin de compte n'a pas d'importance. »

« Au bureau national, nous avons un département légal qui ne veut vraiment pas que nous soyons les intermédiaires pour cette question en ce moment, » dit-elle. « Mais je vais vous dire qu’en huis clos ces conversations se déroulent avec les affiliés. » (Vous pouvez lire une transcription complète de la conversation ici.)

Dans une autre vidéo, les enquêteurs rencontrent le PDG de Planned Parenthood Cecile Richards, lui disant que le Dr Nucatola a été incroyablement utile dans leurs efforts pour se procurer des parties de corps de bébés à naître.

« Ah bon, » répond Richards. « Génial. Elle est incroyable. »

En plus de superviser toutes les pratiques médicales du géant de l’avortement, le Dr Nucatola a souvent été un porte-parole auprès des médias pour la promotion des préoccupations politiques de l’organisme.

La vidéo a été le fruit d'une opération d’infiltration menée pour une durée de près de trois ans par le Center for Medical Progress (Centre pour le progrès médical).

« La conspiration criminelle de Planned Parenthood pour faire de l'argent sur le dos des enfants avortés atteint les plus hauts niveaux de leur organisation», a déclaré le chef de projet David Daleiden. «Les élus doivent prendre acte de la clameur publique pour que Planned Parenthood soit tenu responsable d’avoir enfreint à la loi et pour que nos impôts cessent de financer leurs activités barbares. »

Les dirigeants des divers groupes pro-vie nationaux ont immédiatement appelé à une enquête mené par le Congrès. « Cette vidéo fournit une preuve de la réalité choquante du modèle d’entreprise inhumain et macabre de Planned Parenthood, » a déclaré le Dr Charmaine Yoest, président et chef de la direction des Américains Unis pour la Vie (Americans United for Life). « Sous la direction de Cecile Richards, les mammographies sont en baisse, les avortements sont en hausse et les profits sont en hausse, et même les organes des enfants à naître deviennent pour elle un autre produit à vendre. Nous demandons à ce qu’une enquête du Congrès soit immédiatement menée pour jeter la lumière sur ces atrocités. Et tout aussi important, le temps est arrivé pour que cesse le financement fédéral de Planned Parenthood. Le contribuable américain ne devrait pas être en affaires avec ces profiteurs impitoyables. »

Les organisateurs demandent que cette information soit partagée sur Twitter avec le hashtag #PPSellsBabyParts. Ils demandent également que le Congrès américain soit interpellé pour qu’une enquête complète soit menée.

Contact:
Congrès américain
(202) 224-3121

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13 juillet, 2015

Marcelo Diez, le “Vincent Lambert” argentin, est mort naturellement, quelques heures après le feu vert de la Cour suprême argentine pour qu'il soit privé d'hydratation

Marcelo Diez, 21 ans en état de conscience minimale
Le jeune homme argentin qui se trouvait depuis des années au centre d’une bataille judiciaire très semblable à celle qui se joue autour de Vincent Lambert en France est mort, mardi dernier, de cause naturelle à Neuquén. Marcelo Diez a passé 21 ans dans un état de conscience minimale (requalifié en « état végétatif persistant » par ceux qui voulaient le voir mourir). Les dernières années de sa vie ont été marquées par la demande de ses deux sœurs de lui voir appliquer l’arrêt de l’hydratation et de la nourriture, parce qu’il leur aurait dit oralement jadis qu’il ne souhaiterait pas être « maintenu artificiellement en vie ». L’ironie du sort a voulu que la Cour suprême de la Nation de l’Argentine rendre sa décision autorisant l’arrêt des « traitements » – et donc la mort de soif de Marcelo Diez – quelques heures à peine avant son décès, avant que la cruelle mesure ne pût être mise en route.
Cette mort naturelle est venue symboliquement contredire la décision prise par trois juges sur quatre en faisant plus que lui couper l’herbe sous le pied : elle a  montré que les personnes cérébrolésées partent à leur heure.
Marcelo Diez avait été victime d’un accident de moto il y a 21 ans. Gravement blessé, il avait subi des lésions cérébrales supplémentaires du fait d’une infection nosocomiale et c’est celle-ci qui a rendu son état très similaire à celui de Vincent Lambert, avec notamment une atteinte aux zones cérébrales qui font communiquer les deux hémisphères.
Pendant les premières années suivant son accident, ce sont les parents du jeune homme qui l’ont accueilli chez eux. Au bout de plusieurs années, il avait fallu, alors qu’ils vieillissaient, le transférer dans un établissement sanitaire. C’est après la mort des parents de Marcelo Diez que ses deux sœurs ont commencé à réclamer pour lui l’arrêt de l’hydratation et de la nourriture, alors même que le personnel soignant de la clinique qui l’hébergeait se battait pour le respect de sa vie, soulignant la réalité de ses réactions, de ses goûts, de sa vie en un mot.
Ces dernières années, c’est l’Eglise qui a pris à sa charge l’hospitalisation et les soins de Marcelo Diez.
Marcelo Diez a dû être transféré vers le service de soins intensifs d’un autre établissement fin juin, victime d’une pneumonie. C’est là qu’il est mort le 8 juillet dernier d’une septicémie, non sans avoir été traité par antibiotiques qui n’ont pas réussi à juguler l’infection.
En mourant quelques heures après l’arrêt de la Cour suprême, Diez a bien involontairement donné à celui-ci force jurisprudentielle. Car s’il n’a pas pu s’appliquer pas à son cas, il a posé des principes qui ouvrent clairement la porte à l’euthanasie lente, ainsi que l’ont souligné plusieurs spécialistes en bioéthique en Argentine. Si Marcelo Diez était mort avant le rendu de l’arrêt, celui-ci aurait été sans objet par le fait même.
Les juges argentins se sont défendus d’avoir voulu ainsi donner un soubassement légal aux pratiques euthanasiques. Tout comme le Conseil d’Etat en France et la Cour européenne des droits de l’homme, ils ont sans hésiter assimilé la nourriture et l’hydratation à des « traitements médicaux » alors même qu’elles remplissaient pleinement leur fonction de nourrir et d’hydrater ; ils ont jugé que sa survie était « artificielle » et que le témoignage de ses sœurs était suffisant pour établir qu’il n’aurait pas voulu « vivre ainsi ».
« Abstention thérapeutique », voilà les mots derrière lesquels les juges se sont abrités en assurant qu’il n’appartient à personne, juges, médecins ou membres de la famille de juger de la « dignité » d’une vie, mais qu’il fallait à tout prix respecter la « volonté » du patient.
C’est cette « autonomie » du patient qui est à la racine des tentatives actuelles de légaliser toutes les pratiques à la marge de l’euthanasie : permettre de choisir la mort sans en avoir l’air. En l’occurrence, il s’agit pourtant bien de provoquer une mort qui ne serait pas causée par la condition sous-jacente du patient : en refusant l’eau au patient, c’est sa mort qui est recherchée, et elle est inéluctable.
Mgr Virginio Bressannelli a rencontré les sœurs
de Marcelo Diez
Mgr Virginio Bressannelli, évêque de Neuquén en Argentine, a sévèrement critiqué la décision de la Cour suprême lors d’une conférence de presse, affirmant qu’elle aurait abouti à une « euthanasie par omission ». « Refuser les soins de base c’est, au fond, provoquer la mort. »
Il n’était pas en état végétatif, a insisté le prélat, soulignant que Diez « était capable d’enlever sa chemise ; quand on lui mettait de la musique, son visage s’illuminait, mais il suffisait de lui en mettre qu’il n’aimait pas pour qu’il montre son déplaisir ».
La mort de Marcelo Diez, quasiment « par surprise », a « évité un traumatisme à Neuquén », a encore souligné Mgr Bressannelli : «  Dieu l’en a  libéré. »

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12 juillet, 2015

Etats-Unis : “Délivrez des licences de mariage homosexuel ou démissionnez”, dit le gouverneur du Kentucky, Steve Beshear

Steve Beshear, gouverneur démocrate du Kentucky
Le gouverneur du Kentucky, Steve Beshear, a publié un communiqué affirmant que les employés du gouvernement, et notamment les greffiers chargés de l'état-civil, doivent établir des licences pour les « mariages » homosexuels sous peine de licenciement. La menace formulée par le gouverneur démocrate précise que les fonctionnaires « sont tenus de reconnaître les mariages de même sexe comme valide et permettre à ceux-ci d'avoir lieu. » Elle a connu sa première exécution lorsque Steve Beshear a donné à un greffier (le « country clerk » comme on l'appelle aux Etats-Unis) l'ordre de choisir entre l'objection de conscience et la démission. C'est une mise en application concrète de l'arrêt Obergefell v. Hodges par lequel la Cour suprême des Etats-Unis a imposé le « mariage » gay à tous les Etats de l'Union.

Le greffier en question, Casey Davis, fait partie des officiers d'état civil qui dans nombre d'Etats ont décidé de ne pas suivre l'injonction de la Cour suprême et qui refusent de fournir des licences en vue du mariage aux couples de gays ou lesbiennes.

Il a été convoqué par le gouverneur qui s'est montré intraitable. Steve Beshear lui a dit : « Délivre des licences de mariage ou démissionne ! ». « Je ne peux pas démissionner… », a déclare Casey Davis à la presse : « J'ai une hypothèque à payer. »

Davis espérait voir Beshear convoquer une session législative extraordinaire en vue de discuter de la question de la liberté religieuse des chrétiens du Kentucky, et plus largement de ceux qui adhèrent à la définition traditionnelle du mariage. Le gouverneur a rejeté sa demande au motif que l'opération serait trop onéreuse : il a préféré opposer à Davis un ultimatum qui marque le mépris des partisans du « mariage » gay à l'égard de ceux qui s'y opposent pour des raisons religieuses – mais aussi par charité et amour des personnes homosexuelles puisqu'ils estiment que leur activité leur fait un tort à la fois spirituel et physique.

Le coût d'une session extraordinaire des législateurs du Kentucky est estimé à 63.000 dollars ; il s'en est tenu 9 au cours de ces 10 dernières années. Au total, 57 des 120 greffiers que compte l'Etat ont réclamé par lettre la tenue d'un tel débat.

Casey Davis : la prison plutôt que
la complicité avec le « mariage » gay
Casey Davis a refusé de plier devant les menaces du gouverneur Beshear: il ne compte ni délivrer des licences pour des « mariages » homosexuels ni démissionner. « La loi de la nature prévaudra sur n'importe quelle loi que l'homme mettra sur un bout de papier. Mon travail ne peut pas passer outre à ce que ma conscience autorise », a-t-il déclaré à la presse locale.

« Je ne suis pas à vendre », a-t-il insisté lors d'un manifestation en sa faveur peu avant son entretien avec le gouverneur. Davis a rappelé qu'il avait été choisi par les électeurs de son comté pour remplir la charge de greffier et qu'il avait juré « devant Dieu » de l'accomplir du mieux qu'il le pouvait . « C'est ce que j'ai l'intention de faire. »

Il a proposé que les licences pour « mariages » gays ne soient plus délivrées par des greffiers, personnes physiques, mais par voie automatisée en ligne, de même qu'on tient ses comptes ou que l'on fait ses courses en ligne. « Nous achetons nos permis de pêche et de chasse en ligne : pourquoi pas les licences de mariage ? Cela soulagerait les 120 greffiers de compté de cet Etat », a-t-il lancé.

Une autre greffière du Kentucky, Kim Davis, a refusé de délivrer une licence à deux gays qui voulaient se « marier » : la vidéo de leurs échanges a été postée en ligne et a déjà été vue plus 1,5 million de fois. Elle fait l'objet de poursuites de la part de l'American Civil Liberties Union (ACLU) qui réclame d'importants dommages et la saisie de la propriété de la greffière.

Si un partisans du « mariage » gay comme le gouverneur du Kentucky est prêt à sanctionner des objecteurs de conscience au nom d'une loi positive, l'affaire révèle que toutes les lois n'ont pas le même poids à ses yeux. Avant la décision de la Cour suprême, le Kentucky était sous le régime de l'amendement de « Protection du mariage » inscrit dans la loi de l'Etat. Jack Conway, procureur de l'Etat, s'était opposé en 2014 à la mise en œuvre cette loi au nom de son opposition à la « discrimination », en refusant d'interjeter appel contre une décision d'un juge de l'Etat qui avait ordonné que le « mariage » gay soit reconnu.

Casey Davis a dénoncé ce « deux poids deux mesures » en ajoutant que si la défense de sa liberté religieuse devait l'amener en prison, il était « prêt ».


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06 juillet, 2015

Première euthanasie en Colombie : Octavio Gonzalez est mort vendredi après une injonction des autorités de tutelle de sa clinique

Pour la première fois dans l’histoire de la Colombie et même de l’Amérique latine, un Colombien s’est prévalu d’une jurisprudence autorisant le suicide assisté dans son pays pour obtenir l’euthanasie. Octavio Gonzalez, 79 ans, est mort vendredi dernier dans la clinique Oncólogos de Occidente de Pereira, dans la province de Risaralda. Il souffrait d’un cancer de la face en phase terminale pour lequel seuls les soins palliatifs pouvaient lui être proposés. Son histoire a été fortement médiatisée, un fait qui laisse prévoir de nouvelles pressions pour généraliser ce « droit » à la mort choisie dans un pays naguère catholique.
La Colombie a rejoint le petit nombre de pays au monde qui autorisent l’euthanasie par le biais d’une décision de la Cour constitutionnelle qui avait approuvé le suicide assisté dans le courant des années 1990. Faute de régulation de la procédure, la décision – dont il faut préciser qu’elle n’a pas été approuvée par un vote du Congrès colombien – est restée dormante. Ce n’est qu’en mai dernier que le ministère de la Santé a publié une série de directives autorisant non plus le suicide assisté mais l’euthanasie qui est désormais encadré et peut être pratiqué sur une personne qui la demande de manière lucide et délibérée, au nom du « droit fondamental » à « mourir dignement ».
L'euthanasie est arrivée en Colombie par le biais des juges
Gouvernement des juges ? Oui, c’est dans de nombreux pays que les juges font la loi et la poussent dans le sens de la culture de mort. La Colombie est un cas d’école : l’avortement y a également été imposé par voie juridictionnelle.
José Ovidio Gonzalez Correa a adressé sa demande d’euthanasie aux médecins de sa clinique en juin, « sous serment », évoquant son « intention d’être euthanasié » alors qu’il était « en pleine possession de ses facultés mentales et de manière libre et volontaire ». Il était malade depuis cinq ans d’un cancer qui commençait à détruire son visage.
La presse colombienne n’a pas manqué de montrer des images de ce visage meurtri et défiguré, comme si cela était conforme à la dignité humaine : l’intention de susciter l’approbation publique par la force de l’image était évidente.
Le 26 juin tout était prêt, Ovidio Gonzalez avait pris congé de sa femme, de io GOnzalez ses enfants, de ses proches : ses affaires étaient en ordre. Mais à 15 minutes de l’heure prévue pour l’expédier ad patres, le fils du malade recevait un coup de fil dans sa voiture de la part de la clinique : le comité scientifique créé pour l’occasion s’était réuni et l’un des médecins, le thanatologue Juan Pabo Cardona, s’opposait à la procédure. La mort annoncée n’aurait pas lieu…
L'euthanasie d'Octavio Gonzalez imposée par les autorités de tutelle
contre la volonté d'un médecin

Le fils, Julio Cesar Gonzalez, connu en Colombie comme dessinateur de presse sous le nom (prédestiné ?) de « Matador », s’est lancé alors dans une bataille pour obtenir la mise à mort de son père. L’estocade ? Il a en tout cas publié plusieurs dessins sur son père dans son journal, El Tiempo, l'un des principaux quotidiens du pays.

C’est à partir de ce moment-là également que l’affaire fut médiatisée : le fils expliquait qu’il n’était pas possible de donner « un tel coup au moral » de la famille alors que tous avaient fini par « assumer cette si difficile décision ». On attendit le passage du « pont » de la fin juin. Dès le mardi suivant, le père présenta par la voix de son avocate, Adriana Gonzalez, une demande devant les autorités de tutelle pour exiger son « droit à mourir dignement ».
Les autorités ayant ordonné à la clinique de se soumettre, celle-ci céda et se mit d’accord jeudi dernier avec Don Ovidio pour programmer sa mort. Elle était prévue pour les jours qui viennent mais pris d’un accès de fièvre après un changement de médicament il exigea que les choses aillent plus vite. « Il faut que ce soit aujourd’hui ou demain, mais je ne peux pas aller jusqu’à samedi », dit-il à son épouse.
La clinique a pris la décision alors de l’euthanasier pendant son sommeil, vendredi matin, en présence de sa femme et de ses quatre enfants, mais aussi d’un médecin qui avait « accompagné » sa demande, ainsi que son avocate.
Immanquablement, celle-ci a témoigné à la radio des derniers instants de son client : « Tout a été très tranquille, très beau. C’était sublime. »
Bien sûr. L’euthanasie, c’est toujours « sublime » au regard de ses partisans.
Quand en plus ils peuvent l’imposer contre la volonté d’un opposant, comme ce fut le cas pour cette première euthanasie de Colombie, ils la savourent d’autant plus. Car cela les assure contre l’objection de conscience.
L’Eglise catholique de Colombie, qui gère de nombreux établissements de santé dans le pays, a déclaré que l’euthanasie est moralement inacceptable et elle a menacé de fermer ses hôpitaux maintenant que les autorités colombiennes imposent aux médecins un véritable devoir de tuer.
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05 juillet, 2015

Conseil pontifical pour la famille : Mgr Jean Laffitte limogé ? Mgr Paglia s'exprime sur les couples « irréguliers »

Mgr Jean Laffitte, secrétaire général du Conseil pontifical pour la famille, vient donc d'être nommé
prélat de l'Ordre de Malte, où il rejoindra le cardinal Raymond Burke, lui-même nommé cardinal patron de l'Ordre peu après le synode extraordinaire du la famille à l'automne dernier.

Pour le cardinal Burke, ce fut un limogeage qui suivit les prises de positions très nettes, pendant les mois qui précédèrent le synode et plus encore pendant le synode – date à laquelle son départ de la Signature apostolique était déjà pressentie – contre les propositions d'« ouverture » du cardinal Kasper aux divorcés « remariés » et aux « couples » homosexuels.

Mgr Laffitte, lui aussi connu pour son langage clair sur ces questions – ce qui ne l'empêche pas d'être un langage miséricordieux dans la vérité – semble prendre ainsi le même chemin. Sans que son départ du Conseil pontifical pour la famille n'ait été annoncé, on peut supposer qu'il ne cumulera pas les deux fonctions, et ce d'autant que la restructuration est en cours, ledit Conseil devant fusionner avec le Conseil pontifical pour les laïcs pour former une nouvelle Congrégation qui obtiendra des pouvoirs nouveaux à ce titre : elle pourra publier des décrets, des directives, des instructions ou des notes doctrinales. C'est en tout cas ce qu'a proposé le « G9 » du pape, ainsi que l'a confirmé son secrétaire général Mgr Semeraro rendant compte du rapport d'étape des travaux du conseil rapproché du pape en février dernier.

S'il s'agit d'un limogeage – et comment ne pas le voir ainsi ? – on notera qu'il laisse les coudées franches au président du Conseil pontifical pour la famille, Mgr Vincenzo Paglia.

Mgr Paglia à la conférence de presse.
Source photo : site de Radio Vaticana
Celui-ci a déclaré, au cours de son intervention lors d'une conférence sur le thème « Familles : fragilités et Espérance » organisée par le diocèse d'Orléans en avril dernier, qu'un groupe « de théologiens, de juristes et d'experts en pastorale » travaille sur la « voie pénitentielle » qui pourrait être proposée à certains couples divorcés « remariés »  pour permettre leur accès aux sacrements.

Mgr Paglia a également dit son « ouverture » à tous les couples. Interrogé par la presse au moment de la présentation de la 8e Rencontre mondiale des familles, qui se tiendra à Philadelphie du 22 au 27 septembre et qui culminera avec la messe du pape François, sur la présence ou non de couples « non réguliers » lors de cet événement ecclésial, il a répondu : 

« Nous suivrons l'Instrumentum Laboris du synode à la lettre. Tout le monde peut venir, personne n'est exclu », a-t-il répondu, ajoutant sur le ton de la plaisanterie : « Et si quelqu'un se sent exclu, je quitterai les 99 brebis et j'irai le chercher ! »

On peut y voir une grande préoccupation pour le salut des âmes des personnes engagées dans des voies dangereuses. Ou au contraire une manière d'assurer l'« inclusion » de tous dans un tel événement et dans les communautés ecclésiales. Il faut en tout cas préciser que, contrairement à ce qu'annonce le blog Rorate caeli, il ne semble pas que Mgr Paglia ait été interpellé spécifiquement sur les « couples homosexuels », mais bien sur les « couples irréguliers ».

Lors de cette conférence de presse organisée il y a quelques jours par la salle de presse du Vatican, la question des couples de même sexe a été posée plus précisément, pour savoir si l'homosexualité serait abordée et si des homosexuels feraient partie des panels de discussion. Mgr John McIntyre, évêque auxiliaire de Philadelphie a répondu : « Il y aura un discours sur ce thème par Ron Belgau, après les fondateurs de Spiritual Friendship Christ, il parlera de la manière dont il a confronté son orientation sexuelle en embrassant l'enseignement du Christ ; sa mère évoquera la manière dont elle a accepté cette situation. » Ron Belgau témoigne au sein de cette association de sa vie de célibat et de chasteté acceptés au nom de la loi du Christ.

L'archevêque de Philadelphie, Mgr Charles Chaput, se situe lui aussi dans cette ligne, et il a tenu à préciser : « Tous seront les bienvenus, même ceux qui éprouvent une attraction pour les personnes du même sexe, mais nous ne serons par une plateforme pour l'activité des lobbies qui s'affrontent à l'Eglise, mais nous accepterons chacun, nous voulons aborder les questions réelles, et non pas spéculatives, et ce thème est réel pour beaucoup de familles. »

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28 juin, 2015

La lucidité du cardinal Caffarra : l'idéologie du genre est l'œuvre du diable. « C'est la fin. L'Europe est en train de mourir. »

Le cardinal Carlo Caffarra a longuement évoqué l'idéologie du genre, le « mariage » gay et la « glorification de l'homosexualité » qui annonce toujours la fin des civilisations, dans un entretien qu'il a accordé au journal italien Il Tempo à la veille de la marche pour la famille à Rome le 20 juin dernier. Je vous propos ici ma traduction de ce texte important, qui est un appel à ne jamais baisser les armes, quoi qu'il en coûte. – J.S.

Le cardinal Carlo Caffarra,
évêque de Bologne
Plusieurs réflexions m’ont traversé l’esprit à l’occasion de la motion votée par le Parlement européen. La première est celle-ci : c’est la fin. L’Europe est en train de mourir. Et peut-être même n’a-t-elle aucune envie de vivre, car il n’y a pas de civilisation qui ait survécu à la glorification de l’homosexualité. Je ne dis pas : à l’exercice de l’homosexualité. Je parle de la glorification de l’homosexualité. Et je fais une incise : on pourrait observer qu’aucune civilisation n’est allée jusqu’à  proclamer le mariage entre personnes de même sexe. En revanche, il faut rappeler que la glorification est quelque chose de plus que le mariage. Dans divers peuples l’homosexualité était un acte sacré. De fait, l’adjectif utilisé dans le Lévitique pour juger la glorification de l’homosexualité à travers le rite sacré est celui d’« abominable ». Elle avait un caractère sacré dans les temples et dans les rites païens.
C’est si vrai que les deux seules réalités civiles, appelons-les ainsi, les deux seuls peuples qui ont résisté pendant de nombreux millénaires – en ce moment je pense surtout au peuple juif – ont été ces deux peuples qui ont été les deux seuls à contester l’homosexualité : le peuple juif et le christianisme. Où sont les Assyriens ? Où sont les Babyloniens ? Et le peuple juif était une tribu, il paraissait n’être rien par rapport aux autres réalités politico-religieuses. Mais la réglementation de l’exercice de la sexualité que nous rencontrons, par exemple, dans le livre du Lévitique, est devenu un facteur de civilisation extrêmement important. Voilà ma première pensée : c’est la fin.
Ma deuxième réflexion est purement de foi. Devant de tels faits je me demande toujours : mais comment est-il possible que dans l’esprit de l’homme puissent s’obscurcir des évidences aussi originelles, comment est-ce possible ? Et je suis arrivé à cette réponse : tout cela est une œuvre diabolique. Littéralement. C’est le dernier défi que le diable lance au Dieu créateur, en lui disant : « Je vais te montrer comment je construis une création alternative à la tienne et tu verras que les hommes diront : on est mieux ainsi. Toi, tu leur promets la liberté, je leur propose d’être arbitres. Toi, tu leur donnes l’amour, moi je leur offre des émotions. Tu veux la justice, et moi, l’égalité parfaite qui annule toute différence.
J’ouvre une parenthèse. Pour quoi dis-je : « création alternative » ? Parce que si nous retournons, comme Jésus nous le demande, au Principe, au dessein originel, à la manière dont Dieu a pensé la création, nous voyons que ce grand édifice qu’est la création est érigée sur deux colonnes : la relation homme-femme (le couple) et le travail humain. Nous parlons maintenant de la première colonne, mais la deuxième aussi est en train de se détruire… Nous sommes, par conséquent, face à l’intention diabolique de construire une création alternative, qui défie Dieu dans l’intention de voir l’homme finir par penser qu’on se trouve mieux dans cette création alternative ?
Troisième réflexion: « Jusques à quand, Seigneur ? » La réponse qu’il nous donne fait référence au livre du Nouveau Testament, l’Apocalypse…
Dans ce livre on raconte que les pieds de l’autel céleste sont ceux qui sont assassinés par la justice, par les martyrs qui disent sans cesse : « Jusqu’à quand vas-tu rester sans venger notre sang ? » (Ap. 6, 9-10). Et cette réponse me vient spontanément : Jusqu’à quand Seigneur, ne défendras-tu pas ta création ? Et une nouvelle fois la réponse de l’Apocalypse résonne en moi : « Il leur fut dit qu’ils attendissent en repos encore un peu de temps, jusqu’à ce que fût rempli le nombre de ceux qui étant leurs frères et serviteurs comme eux, devaient aussi bien qu’eux souffrir la mort. » Quel grand mystère que la patience de Dieu ? Je pense à la blessure de son Cœur, qui est devenue visible, historique, lorsqu’un soldat a ouvert le côté du Christ. Parce que de chaque chose, de chaque créature créée, la Bible dit : « Et Dieu vit que cela était bon. » Pour finir, au sommet de la création, après la création de l’homme et de la femme, elle dit : « Et Dieu vit que tout cela était très bon. » La joie du grand artiste ! Aujourd’hui cette grande œuvre d’art est totalement défigurée. Et lui, Il est patient et miséricordieux. Et il dit, à celui qui lui demande « jusques à quand ? », qu’il attende. « Tant que le nombre des élus ne sera pas atteint. »
Et voici ma dernière réflexion. Un jour, lorsque j’étais archevêque de Ferrera, j’étais dans un des villages les plus éloignés du diocèse, dans le delta du Pô. Un lieu qui ressemblait au bout de la terre, au milieu d’un de ces tortueux méandres que décrit le grand fleuve, qui avant d’atteindre la mer, va là où il veut. Là j’ai rejoint un groupe de pêcheurs, des gens qui passent littéralement la plus grande partie de leur vie en mer. Un de ceux-là m’a posé cette question : « Imaginez que le monde est un de ces conteneurs cylindriques où nous mettons les poissons que nous venons de pêcher : eh bien, le monde est une espèce de baril et nous sommes comme des poissons qui viennent d’être pêchés. Ma question est celle-ci : le fond de ce baril, comment s’appelle-t-il ? Quel est son nom ? »
Imaginez-vous ce pêcheur qui pose la question qui est au principe de n’importe quelle philosophie : comment s’appelle le fond des choses ? Et moi, alors, étonné par cette question, je lui ai répondu : « Le fond ne s’appelle pas le hasard ; il se nomme gratuité et tendresse de Quelqu’un qui nous embrasse tous. » Ces jours-ci j’ai recommencé à penser à cette question et à la réponse que j’ai donnée à ce vieux pêcheur je me demande : toute cette volonté de détruire et de détruire la création a-t-elle assez de force pour pouvoir vaincre à la fin ? Non. Je pense qu’il y a une force plus puissante qui est l’acte rédempteur du Christ, Redemptor Hominis Christus, le Christ rédempteur des hommes. »
Mais j’ai eu une autre réflexion, suscitée précisément par les pensées de ces derniers jours. Mais moi, en tant que pasteur, comment puis-je aider mes gens, mon peuple, à garder dans leur esprit et dans leur conscience morale la vision originelle ? Comment puis-je empêcher l’obscurcissement des cœurs ? Je pense aux jeunes, à ceux qui ont encore le courage de se marier, aux enfants. Et alors je pense à ce que l’on fait normalement dans le monde lorsqu’il faut faire face à une pandémie. Les organismes publics responsables de la santé des citoyens, que font-ils ? Ils agissent toujours selon deux lignes directrices. La première est de soigner, en principe, celui qui est malade et d’essayer de le sauver. Le deuxième, non moins importante, et même décisive, est d’essayer de comprendre le pourquoi, les causes de la pandémie pour pouvoir ainsi définir une stratégie de la victoire.
La pandémie est là, désormais. Et en tant que pasteur, j’ai la responsabilité de guérir, et d’empêcher que les gens ne tombent malades. Mais dans le même temps j’ai l’important devoir de commencer un processus, c’est-à-dire une action d’intervention qui exigera de la patience, de l’engagement, du temps. Et la lutte sera toujours plus ardue et cela est tellement certain que je dis parfois à mes prêtres : je suis sûr que je mourrai dans mon lit, mais je ne le suis pas pour mon successeur. Il mourra probablement en prison. Par conséquent, nous parlons d’un processus qui sera long, et qui nous verra aux prises avec un dur combat. En résumé : nous sommes appelés à faire les deux choses : intervention d’urgence et lutte de longue durée, stratégie d’urgence et long processus éducatif.
Mais qui seront les acteurs d’une entreprise qui va requérir du temps et une capacité de sacrifice ? A mon avis, il y en aura, fondamentalement, deux : les pasteurs de l’Eglise et, plus concrètement, les évêques. Et les époux chrétiens. Pour moi, ce sont ceux-ci qui recommenceront à construire les évidences originelles dans le cœur des hommes.
Les pasteurs de l’Eglise, parce qu’ils sont là pour ça. Ils ont reçu une consécration dont la fin est celle-ci, la puissance du Christ est en eux ? « Cela fait deux mille ans que l’évêque constitue, en Europe, l’un des ganglions vitaux, non seulement de la vie éternelle, mais de la civilisation » ('G. De Luca). Et une civilisation, c’est aussi l’humble et magnifique vie quotidienne du peuple engendrée par l’Evangile que prêche l’évêque. Et ensuite les époux. Parce que le discours rationnel vient après la perception d’une beauté, d’un bien que tu vois devant tes yeux, le mariage chrétien.
Et pour ce qui est de l’intervention d’urgence ? Je dois admettre que j’ai moi-même des difficultés. Et cela parce qu’il n’est pas rare que l’allié me manque ; le cœur humain. Je pense à la situation parmi les jeunes. Ils viennent et ils me demandent : « Pourquoi devons-nous nous engager pour toujours, alors que nous ne sommes même pas sûrs de continuer à nous aimer, la nuit venue ? » Eh bien, face à cette question je n’ai qu’une seule réponse : recueille-toi en toi-même et pense à ton expérience quand tu as dit à une jeune fille, ou dans le cas d’une jeune fille, à un garçon : « Je t’aime, je t’aime réellement. Par hasard as-tu pensé en toi-même, en ton cœur : « Je me donne tout entier à l’autre, mais seulement pour un quart d’heure ou au plus tard jusqu’à la nuit » ? Cela ne fait pas partie de l’expérience de l’amour, qui est don. C’est l’expérience d’un prêt, qui est calcul. Mais si tu parviens à guider la personne vers cette écoute intérieure (Augustin), tu l’as sauvée. Parce que le cœur ne trompe pas. L’Eglise a toujours enseigné sa grande thèse dogmatique : le péché n’a pas radicalement corrompu l’homme. L’homme a été cause de grands désastres, mais l’image de Dieu est restée. Je vois aujourd’hui que les jeunes sont toujours moins capables de ce retour à eux-mêmes. C’est le drame même d’Augustin lorsqu’il avait leur âge.
Et au fond, à la fin, qu’est-ce qui a ému Augustin ? C’est de voir un évêque, Ambroise, et de voir une communauté qui chantait avec le cœur plus encore qu’avec les lèvres la beauté de la création, Deus creator omnium, la très belle hymne d’Ambroise. Aujourd’hui cela est très difficile avec les jeunes, mais à mon avis c’est une intervention d’urgence. Il n’y en a pas d’autre. Si nous perdons cet allié qu’est le cœur humain – le cœur humain est allié de Evangile, parce que le cœur humain a été créé dans le Christ en correspondance avec le Christ – je disais que si nous perdons cet allié je ne vois pas d’autre chemin.
Je voudrais ajouter une chose pour terminer. Plus ma vie a avancé, plus je découvre l’importance qu’ont dans la vie de l’homme, pour que sa vie soit bonne, les lois civiles. J’ai entendu ce que disait Héraclite : « Il est nécessaire que le peuple combatte pour la loi comme pour les murs de la cité. » Plus je vieillissais et plus je me rendais compte de l’importance de la loi dans la vie d’un peuple. Aujourd’hui, il semble que l’Etat ait abdiqué de sa tâche législative, qu’il ait abdiqué de sa dignité, en se réduisant à n’être qu’une bande enregistreuse des désirs des individus, dont le résultat est la création d’une société d’égoïsmes opposés, ou de fragiles convergences d’intérêts contraires. Tacite dit : « Corruptissima re publica, plurimae leges. » Les lois sont extrêmement nombreuses lorsque l’Etat est corrompu. Quand l’Etat est corrompu, les lois se multiplient. C’est la situation actuelle.
C’est un cercle vicieux parce qu’une partie des lois semblent se réduire, précisément, à n’être qu’une bande enregistreuse de désirs. C’est cela qui rend le social inévitablement conflictuel, une lutte pour la suprématie du plus puissant sur le plus faible, c’est-à-dire, la corruption de l’idée même de bien commun, de la chose publique. Alors on essaie de résoudre les choses avec des lois en oubliant qu’il n’y aura jamais de lois si parfaites que l’exercice des vertus en devienne inutile. Il n’y en aura jamais. En cela, à mon avis, nous autres pasteurs portons une grande responsabilité pour avoir permis le désengagement culturel des catholiques dans la société. Nous l’avons permis, nous l’avons même parfois justifié. Quand l’Eglise a-t-elle fait cela ? Les grands pasteurs de l’Eglise ont-ils jamais fait cela ?
[Interrogé sur la marche pour la famille qui allait avoir lieu à Rome le 20 juin, le cardinal a répondu :]
Je n’ai aucune hésitation à dire que c’est une manifestation positive parce que, comme je le disais, nous ne pouvons pas nous taire. Malheur à nous si le Seigneur devait nous reprendre avec les paroles du prophète : « Chiens qui n’avez pas aboyé ». Nous le savons, dans les systèmes démocratiques la délibération politique est fondée sur le système de la majorité. Et cela me paraît bien, car les têtes, il vaut mieux les compter que de les couper. Mais devant des faits comme ceux-ci, il n’y a pas de majorité qui puisse me faire taire. Dans le cas contraire, je serais un chien qui n’aboie pas.
Ce qui me m’encourage d’abord, et que j’ai beaucoup apprécié, c’est que cette journée ait pour objectif la défense des enfants. Le pape François a dit que les enfants ne peuvent être traités comme des cobayes. On fait des expériences pseudo-pédagogiques sur les enfants. Mais avons-nous le droit de faire cela ? La chose la plus terrible, le logos le plus sévère prononcé par Jésus avait à voir avec la défense des enfants. Par conséquent, à mon avis, l’initiative romaine est une chose qu’il fallait obligatoirement faire. Le lendemain, le Parlement votera peut-être une loi qui reconnaisse les unions entre personnes de même sexe. Qu’il le fasse, mais il doit savoir que c’est quelque chose de profondément injuste. Et c’est cela qu’il nous faut dire cet après-midi à Rome. Lorsque le Seigneur dit au prophète Ezéchiel : « Toi, recommence à appeler », il semble que le prophète réponde : « Oui, mais ils ne m’écoutent pas. » Toi, recommence à appeler et celui que tu auras appelé sera de nouveau responsable, et pas toi, car toi, tu as recommencé à l’appeler. Mais si tu ne recommençais pas à l’appeler, ce serait toi le responsable.
Si nous devions nous taire face à une telle chose, nous serions coresponsables de la grave injustice envers les enfants, qui ont été transformés de sujets de droit qu’ils étaient, comme chaque personne humaine, en objets de désir des adultes. Nous sommes revenus au paganisme, où l’enfant n’avait aucun droit. Il était seulement un objet « à la disposition de ». Et donc, je le répète, à mon avis c’est une initiative qu’il faut soutenir, on ne peut pas se taire.

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